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Evolution capacitive des charges informatiques suite à l'application de la norme EN61000-3-2

Depuis l'entrée en vigueur dans l'Union Européenne de la norme EN61000-3-2 en janvier 2001 les charges informatiques  évoluent vers des cos phi de plus en plus élevés. 
Les centres informatiques sécurisés par onduleurs statiques ont commencé à en ressentir les conséquences en 2003. Les manifestations telles que surcharge et surchauffe des onduleurs, passages répétés sur by-pass, perte de redondance se sont multipliées. 

L'objectif de cette norme est de réduire les perturbations harmoniques réinjecteées sur le secteur. Elle concerne en particulier les alimentations à découpage utilisées par les matériels informatiques. La modification en conséquence des alimentations, avec la mise en place de filtres a conduit à des cos phi qui sont désormais capacitifs, supérieurs à 1,1 inductif (ou inférieurs à 0,9 capacitif) et donc bien loin du typique cos phi 0,8 actuellement utilisé pour dimensionner la puissance ondulée nécessaire pour secourir un site.

Il est crucial de prendre en compte le déclassement très important subit par un onduleur statique lorsque la charge qu'il doit alimenter est capacitive. Ainsi à cos phi 1,1 inductif (0,9 capacitif) le déclassement est de plus de 30%. 

Typiquement un onduleur statique de 100 kVA est donné pour pouvoir alimenter une charge de 80kW (100kVA x 0,8) sous cos phi 0,8 inductif.

Mais sous cos phi 0,9 capacitif ce même onduleur ne peut plus fournir que de l'ordre de 54kW. Donc, si la puissance des baies à alimenter est de 80kW, il ne faut plus un onduleur de 100 kVA mais un de 150 kVA.
 

  D'où vient le déclassement très important des onduleurs statique ?

  Pourquoi les onduleurs dynamiques ne subissent-ils pas de
    déclassement capacitif ?

 

Ne pas oublier également le déclassement des groupes de secours

Le déclassement d'un groupe de secours standard en cas de charge capacitive est généralement plus fort (consulter votre fournisseur habituel pour avoir les valeurs exactes) que celui déjà subit par les onduleurs statiques. En cas de passage sur bypass en marche diesel, le risque d'une forte instabilité, voire d'un effondrement du groupe est réel si ce déclassement n'a pas été pris en compte.
 
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